MACHIAVEL.
suite avec patience la véritésur les questions qu’il a fai tes,vouloir même que nul motifde respect n’empêche de lalui dire, et ne jamais se trou-bler quand il l’entend (i).
Ceux qui pensent qu’unPrince qui se fait estimerpar sa prudence , ne la doitpas à lui-même , mais à la sa-gesse des conseillers qui l’en-tourent , se trompent biencertainement (2). Il y a pouren juger, une règle générale,par laquelle jamais on n’estinduit en erreur : c’est qu’unPrince qui n’est pas pru-dent par lui-même , ne peutêtre bien conseillé, à moinsque, par hasard, il 11e s’enrapporte à un seul hommequi le gouvernerait en tout,et serait très-habile ( 3 ). Euce cas, le Prince pourrait êtrebien gouverné ; mais cela nedurerait pas long - temps ,parce que ce gouverneur là-même lui enlèverait en peude temps son Etat.
BCON AP ARTE.
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(1) Machiavel en exige trop.Je sais mieux que lui ce qui con-vient. à ma situation. R. I.
(2) L’opinion est fixée. L’onsait que je peux dire commeLouis XI : c Mon vrai conseilest dans ma tète ». R. I.
( 3 ) Soyez un Louis XIII au-jourd'hui ; et vous verrez bien-tôt qu’Àrmand fera commePépin. R. I.
Quant au Prince qui se
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