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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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connues, ils ont toujours lieu despérer, et parconsé-quent de se soutenir par lespérance , en quelquecirconstance critique etfàcheuse quils se trouvent(i).

§X.

Un gouvernement doit bien se garder de confier descommandements, ou des administrations de quel -que importance, à ceux quil a offensés. (C. 17 ,du liv. III ).

Cette vérité est dune telle évidence quil suffit icidexposer le grand exemple que nous en fournit lhis-toire romaine.

Claudius Néron abandonna larmée quil avait enprésence de celle d Annibal ; et il en amena tme por-tion dans la Marche, vers lautre consul pour combat-tre avec lui contre Asdrubal avautque celui-ci se réunîtavec Annibal. Précédemment il sétait trouvé en pré-sence dAsdrubal en Espagne , et lavait tellement res-' serré avec son armée qu il fallait, ou que celui - cicombattît avec un grand désavantage, ou qu'il mou-rût de faim ; mais Asdrubal lavait amusé partant dar-tifices , quil sétait tiré dembarras , et lui avait faitperdre cette occasion de le vaincre. Le Sénat et lePeuple de Rome, connaissant la faute que ClaudiusNéron avait commise en cette circonstance, le blâmasévèrement ; et lon parla de lui dans toute la cité, avec

(1) L'espérance, loin de mabandonner par suite de la contra-riété de décembre, sanime chaque jour de plus en plus. E.