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FONTAINE DES INNOCENTS. 3 t)
« et deux autres bas-reliefs à ceux qui existaient déjà de la main de Jean « Goujon. M. Pajou fut chargé de cet ouvrage, et sut se conformer au style« de son modèle; son travail eut du succès. Il décore le côte qui fait face à la« rue de la Ferronnerie. Les vasques, les lions et les autres ornements furent« partagés entre MM. Lhuillier, Mezieres, et Danjou. »
Aux divers motifs qui déterminèrent à reconstruire ce monument, on peutajouter l’état de dégradation où il se trouvait à cette époque, quoiqu’il eût étérestauré en iyob.
Dans la planche XIX, nous offrons la vue perspective de cette fontaine, dansl’état où elle se trouve actuellement. Dans son ensemble, elle présente un plancarré, formé de quatre arcades à jour, avec leurs pieds-droits que décorentdes pilastres accouplés, entre chacun desquels est une nymphe sculptée enrelief, et tenant une urne. D’autres nymphes et naïades étaient représentéesdans des bas-reliefs carrés ajustés sous les arcades dans le soubassement quiest entre les piédestaux des pilastres ; mais la trop grande humidité que procu-rait l’eau, qui retombait en nappe par-dessus, ayant fait craindre de perdre enpeu de temps ces excellents morceaux de sculpture, monsieur le préfet du.département de la Seine les a fait retirer en 1810, et placer dans l’hôtel dela préfecture. Chaque façade est couronnée par un fronton triangulaire, der-rière lequel on apperçoit une calotte ou petite coupole recouverte en écaillesde poissons. Au milieu du monument se trouve une vasque élégante d’oùjaillit l’eau qui retombe ensuite en nappes dans de larges cuvettes placées enavant de chaque angle; des lions couchés y jettent également de l’eau, et le toutretombe dans un grand bassin carré auquel on arrive par quelques degrés.
Cette fontaine n’a pas toujours été alimentée par un si grand volume d’eau;comme toutes les autres, elle ne possédait, avant la construction du canal del’Ourcq, qu’un très-petit filet d’eau. Aujourd’hui elle reçoit des eaux du canalde l’Ourcq, de la pompe Notre-Dame , et de la Samaritaine.
Puisqu’il n’existe plus d’église près de cette fontaine, il serait à desirer qu’onchangeât son nom, et qu’on lui rendît le premier quelle portait, celui de fon-taine des Nymphes. On lit encore, sur de petits cartouches en marbre noirplacés au-dessus de chaque figure, cette inscription: