44 FONTAINE DES CORDELIERS.
Comme la plupart des inscriptions de Santeuil, celle-ci paraît bien au-dessousde leur réputation. Remarquons cependant que le poète, peu satisfait sansdoute de son distique, le changea en quatrain. Voici de quelle manière on letrouve dans le recueil de ses œuvres :
Urnam nympha gerens dominantproperdbat in urbem :
Dum tamen hic celsas suspicit ilia domos,
Fervere tôt populos, quo sitam credidit urbemConstitit, et largas lœta profudit aquas.
Nous rapporterons ici la traduction quen a faite, en vers français , M. Bos-
quillon, quoique la versification en soit très - faible :
Une nymphe, à son bras, tenant une urne pleine,
S’avançait vers Paris , la reine des cités ;
Mais en ces lieux voyant tant de beautés,
Tant de peuples de tous côtés,
Joyeuse, elle croit être où son désir la mène,
Et, répandant ses eaux, forme cette fontaine.
La fontaine des Cordeliers, quoique adossée à des bâtiments, est cependantsituée d’une manière commode pour ceux que les besoins journaliers appellentà y puiser. Elle se trouve à l’angle de la rue de l’Ecole de Médecine et de celledu Paon. En outre elle sert à laver continuellement l’orifice d’un égoût quiest près de-là.
Les eaux d’Arceuil, de la pompe du Gros-Caillou, et de celle Notre-Dame ,se réunissent dans le réservoir de cette fontaine pour l’alimenter.