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à Meurs , l’avant-garde à Rheinbergen. Des que leprince héréditaire en fut instruit, prenant le sageparti de laisser quelques bataillons à la tranchée,il vola à la rencontre de l’ennemi, malgré l’infé-riorité de ses forces, et se porta, le 1 5 , à Ossen-herg. Le maréchal de Castries s’établit en arrièrede la fosse Eugénienne , la droite à Rheinbergen ,la gauche vers Clostercamp dans une forte posi-tion; mais le prince, après l’avoir reconnue,pensa que l’ennemi en diminuerait d’autant plussa surveillance, et résolut de surprendre sa gau-che. Après avoir laissé 3 bataillons et 4 escadronscontre la droite, vers Rheinbergen , il se portaà onze heures du soir, avec 18 bataillons et 20escadrons, sur Clostercamp. L’avant-garde donnaà trois heures du matin sur un poste français, àune demi-lieue en avant de ce village : on fit feucontre l’ordre du prince pour enlever le poste;cependant le silence et l’obscurité faisant croireque ce n’était qu’une patrouille, l’armée gagnale canal sans accident. Le corps de Fischer alorscoupé et dispersé, engagea néanmoins une fusil-lade qui donna l’éveil à la brigade d’Auvergne etlui fit occuper le bois de Clostercamp et toutesles issues de ce bourg.
Le prince, marchant toujours dans le plusgrand silence, passa le canal à Kampen, et s’em-para du village de Kumpenbrock. L’armée fran-