CHAPITRE XXIII. 69
charge de cavalerie sur le flanc gauche de l’infan-terie prussienne, dont les premiers bataillonssouffrirent d’abord un peu; mais le régiment deBernbourg avança à rangs serrés contre les esca-drons ennemis, leur fournit un feu meurtrier,les attaqua ensuite à la baïonnette, et les rejetasur la droite de leur infanterie, qu’ils mirent endéroute vers Binowitz, où elle repassa la Katzbach.
Tandis que ces choses se passaient, l’aile droitedes Prussiens, sous les ordres de Ziethen etWedel, resta tranquille dans sa position, face àLignitz, où de fortes batteries enfilaient les deuxroutes, et se tint prête à recevoir l’ennemi. Unassez grand intervalle séparait les deux ailes vis-à-vis de Panten. Si la colonne autrichienne qui setrouvait sur ce point, en avait su profiter, lagauche eût couru de grands risques, mais leschefs perdirent leur temps en délibérations.
Les généraux prussiens n’eurent pas plutôtaperçu cet état de choses, que les 7 bataillons dela gauche de l’aile droite, se prolongèrent versPanten pour se mieux lier à l’aile gauche. Lecolonel Mollendorf, voyant que l’ennemi faisaitmine de déboucher du village, y marcha avecUn bataillon de la garde, y mit le feu, força ainsiles Autrichiens à prendre la fuite, et s’emparad’une grande quantité d’artillerie.
Après cinq attaques successives, contre autantde lignes différentes, Laudon se détermina, vers