82 TRAITÉ DES GRANDES OPÉRATIONS MILITAIRES,sion, mais ne songèrent plus qu’à couvrir leurspropres frontières.
Leroi marcha, le i er septembre, à Pulzen, etle 3, à Buntzelwitz, la droite sur les hauteurs deZedlitz , le centre vers le Nonenbusch, et la gau-che sur la direction deJauernickà Buntzelwitz:l’avant-garde sous les ordres du général Ziethen,se prolongea sur la droite vers Strigau. Quelquespetits combats eurent lieu sur le centre; vu laproximité des postes autrichiens, on fit des abatisdans le Nonenbusch pour le couvrir.
Les armées restèrent jusqu’au 11 septembredans ces positions que l’art rendait encore plusredoutables. Cependant, l’incohérence et l’incer-titude régnaient toujours dans les projets des ar-mées coalisées. La cour de Tienne en formait tousles jours de plus bizarres que l’on n'exécutaitpoint. Daun avait proposé aux Russes d'assiégerGlogau, conjointement avec un corps de 4o millehommes que leur mènerait Lascy. Soltikof, l’ac-cepta avec empressement, et envoya un officier àDaun pour l’en prévenir; mais à peine était-ilparti qu'il arriva un second message du maré-chal autrichien, qui changeait tout, à cause desmouvemens du roi contre lui. On cacha ce chan-gement à Soltikof, et le marquis de Montalem-bert parvint à obtenir que son armée passeraitl’Oder et qu’on détacherait 3o mille hommes