88 TRAITÉ DES GRANDES OPERATIONS MILITAIRES,
breux d’Autrichiens, ainsi qu’on l’a vu à la fin duchapitre précédent.
Le duc de Wurtemberg vint la joindre quelquetemps après à la tête de ses troupes, qui formè-rent un corps séparé.
Dès que le ro; eut mis le pied en Silésie, cettearmée crut pouvoir sortir de sa souricière et vintcamper, le i 3 , à Wilsdruf.
Je ne m’étendrai pas sur les opérations insigni-fiantes de cette armée , qui pouvant envahir enhuit jours la Saxe et le Brandebourg, se borna àde misérables entreprises.
Après de lentes démonstrations contre le petitcorps de Hulsen , elle le força à se retirer dans lemême camp de Strehla que le prince Henri avaitoccupé l’année dernière. Ce camp étaitbeaucouptrop étendu pour un corps aussi faible , et on ré-solutde l’attaquer, le 20 août. Les corps de Stoll-berg et de Kleefeld devaient aborder et tourner ladroite des Prussiens, tandis qu’ils seraient soute-nus en échelons par les grenadiers aux ordres dugénéral Guasco, et que l’armée des Cercles atta-querait le front de l’ennemi. Les mouvetnens nese firent pas avec ensemble : Kleefeld attaquaseul le liane des Prussiens, disposés à le recevoir;le prince de Stollberg ne prit aucune part aucombat, et l’armée des Cercles n’en fit que lesimulacre.
Kleefeld fut donc repoussé avec perte de 1200