Band 
Tome troisème.
Seite
116
JPEG-Download
 

llfi TRAITÉ DES GRANDES OPERATIONS MILITAIRES.

presqu’en entier; un instant après, elle tombaencore au milieu des carabiniers autrichiens.Cette seconde troupe fut chargée, prise ou dis-persée. Toute la nuit on entendit un tiraillementoccasionné par des scènes semblables; on a mêmeavancé que des bataillons ignorant l’issue du com-bat et s’étant reconnus à leurs feux , convin-rent que celui dont l'année aurait été battue,se rendrait prisonnier , lorsqu’il en aurait lacertitude, au point du joui'.

Enfin ce moment si désiré arriva ; le roi étaitdéjà revenu à son armée; on eut la satisfaction devoir que l'armée autrichienne avait cédé le champde bataille : mais le jour en découvrit toutel’horreur; les cris des malheureux baignés dansleur sang et mourant de froid , étouffèrentbientôt tous les sentimens d’orgueil qu’inspiraitla victoire. Le roi campa à dix heures, la droiteà Siptitz, la gauche à Neiden. Hulsen fut détachéavec io bataillons et 25 escadrons sur Torgau,qu’il occupa sans coup férir.

On séjourna le 5 novembre.

Tel fut le résultat de la célèbre et sanglantejournée de Torgau. Les Autrichiens y perdirentenviron 1 i mille tués ou blessés, 8 mille prison-niers et 45 pièces de canon. La perte des Prussiensfut égale en tués et blessés ; ils eurent 4 milleprisonniers.

L’aïmée impériale se retira par la rive droite