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Tome troisème.
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CHAPITRE XXVIII. 207

Hait ce qu’il aurait à faire, soit avec son armée,soit avec le corps de Czernisclief.

Frédéric ignorait toutes ces circonstances heu-reuses pour lui; mais il pensa néanmoins que sesennemis ne se croyaient pas en mesure de l’at-taquer , et ordonna qu’à l’avenir moitié seule-ment de chaque régiment prendrait les armespendant la nuit. Le 4 septembre, il lit occuper leshauteurs de Sabischdorf par la division Gablenz;tin poste et une batterie furent établis au retran-chement des Suédois que l’on avait remis en état.

Le 9 septembre , à l’entrée de la nuit, lesPrussiens aperçurent le camp de Butturlin enflammes, et Brentano descendant les hauteursVers Grunau. En elfet, l’armée russe se portait àJauer, d’où elle repassa l’Oder, laissant le géné-ral Czernisclief à l’armée autrichienne avec uncorps auxiliaire de 20 mille hommes. Laudont'énonça alors à l’espoir d’attaquer le roi avecsuccès, et reprit, le 10 septembre au matin, lecamp de Kuntzendorf. Frédéric échappa ainsifort heureusement au plus grand danger qu’il eûtjamais couru. On voit au surplus que la mésintel-ligence de ses adversaires y contribua autant queson génie.

Positions en Saxe et en Poméranie.

Tandis que ces choses se passaient., l’armée deSaxe était touji r>'s üans la plus grande inaction,