CHAPITRE XXXII. 2 97
P e s à cheval : il est vrai que les deux tiers de l’in-fanterie ennemie ne firent qu’une parade au bruitdu canon; mais cela contint la moitié du corpsdu duc, et il faut convenir qu’il saisit avec jus-tesse l’instant décisif de frapper le coup qui devaitle tirer d’embarras.
On ne peut interpréter l’inaction des corps deLascyet deBrentano, surtout lorsque le feu de1 artillerie prussienne, sur la colonne de Beck,^ur eut annoncé que les grenadiers étaient arri-y és à leur destination, et commençaient à s’en-gager. Ils exposèrent le corps de Beck à êtrederasé et enlevé. Dans tous les cas, il valait mieuxs eil gager sur le front plus tôt que plus tard ; ona vait assez de forces pour enlever la position. Onserait également tenté de blâmer Frédéric d’avoirlardé si long-temps à soutenir le duc ; mais il estcertain que le camp dressé à dix heures du matinpar les généraux ennemis, sur les hauteurs deLang-Bielau, lui avait fait prendre le change aupoint qu’il ne voulut pas croire à l’attaque. Si sesb’oupes avaient marché de suite, les corps deLascy et de Brentano eussent été totalement dé-faits.
Le 17 août, l’ennemi resta campé à Habern-d°rf; le lendemain matin il reprit ses positions ets e porta ensuite par Wartha entre Patzdorf etOberstein, Beck occupa le camp retranché deWartha et Brentano prit poste à Schonwalde.