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decins, ni gardes pour les conduire ; et il est éta-bli qu’il y avait des barques dans le port de Jaffa,qu’elles furent mises à la disposition de M. d’Aurepar l’amiral Gantheaume ; que les vivres man-quaient, si peu que, ne pouvant tout emporter,l’armée fut obligée de les livrer aux flammes;que des officiers de santé accompagnèrent toutesles embarcations; qu’enfin ce fut M. AlphonseColbert, aujourd’hui maréchal-de-camp, quiprésida aux soins que réclamait le convoi.
M. de Bourrienne prétend qu’il a suivi le géné-ral Bonaparte dans la visite qu’il fit à l’hôpital deJaffa, que celui-ci parcourut rapidement les salles,et ne toucha aucun pestiféré. Le contraire ce-pendant résulte d’une foulede documens, commedu récit du médecin en chef de l’armée d’Orient,d’un rapport fait à l’Institut par le général An-dréossi, etc. Il y a plus, c’est que la visite n’eutpas lieu à l’époque où il la place, c’est-à-direau retour, mais lorsque l’armée entrait en Sy-rie. Comment le secrétaire intime a-t-il pufaire un anachronisme semblable? Comment ladate d’une visite si périlleuse à-t-elle pu sortirde sa mémoire?
M. de Bourrienne raconte, t. iii, p. 286, entreautres anecdotes que nous relèverons plus tard,