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Tome premier.
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parla aux malades, chercha, en leur adressantdes paroles de consolation , à dissiper l’effroi quela peste jetait dans les esprits, et termina salongue visite, en recommandant aux soins desofficiers de santé les pestiférés auxquels il avaittémoigné tant d’intérêt. Je dois ajouter ici queces officiers de santé remplirent leurs fonctionsavec un courage, un zèle, un dévouement au-dessus de tout éloge, et qu’ils suivirent en celal’exemple qui leur était donné par leurs digneschefs, MM. Larrey et Desgenette.

Cette visite se fit lorsque l’armée se dirigeaitsur Saint-Jean-d’Acre, et avant le siège de cetteplace ; alors c’était utilement s’exposer à un très-grand péril ; l’apparition de la peste avait ébranléle moral des troupes, il fallait le rafermir aumilieu des ravages que la peste accroissait cha-que jour : les rapports des généraux, des com-missaires des guerres, des officiers de santé étaienttellement alarraans, que le général en chef crutdevoir donner l’exemple d’un courage nouveau,et s’exposer, en visitant les pestiférés, à tous lespérils de la contagion. Le premier effet de cettehéroïque témérité fut de faire renaître la con-fiance, de dissiper les inquiétudes et de ramenerla sécurité dans les rangs. Telle est l’exacte vé-