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pascru devoir les relever toutes, sans quoi il m’au-rait fallu un volume; je ne m’arrêterai qu’auxprincipales circonstances; ce qui suffira j’espère,pour faire sentir à tout lecteur judicieux et debonne foi, combien peu Bourrienne mérite deconfiance.
C’est, vous le savez, un bruit accrédité que cen’est pas lui qui a rédigé les Mémoires qui portentson nom, qu’il a seulement fourni quelques pièces,quelques notes et quelques souvenirs. On va jus-qu’à citer le nom de l’écrivain rédacteur. On pré-tend que tout ceci n’est qu’une intiigue ourdie,et puissamment favorisée, dans le double but degagner de l’argent en trompant le public, et dedégrader la mémoire de Napoléon. Mais je neveux point entrer dans toutes ces questions. LesMémoires ont été publiés sou's le nom de Bour-rienne ; Bourrienne ne les a pas désavoués ; je suisdonc autorisé à ne voir ici que Bourrienne.
Il y a, dans le tome troisième de ces Mémoi-res, une première relation du i8 brumaireassez longue, car elle comprend tout ce qui estrenfermé dans les chapitres m et suivans jus-qu’au chapitre x, et forme une partie considé-rable de ce tome. Après l’avoir lue, on se croitsans doute bien au fait de tout ce que l’auteur