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Tome deuxième.
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du départ pour l’expédition d’Egypte, dont lui,Collot, devait être, il se brouilla avec lui, et restaà Malte, d’où il revint en France.

A son retour d’Egypte à Paris, Bonaparte re-çut, dès les premiers jours, de nombreuses vi-sites, «au milieu de cette foule empressée (c’estBourrienne qui parle d’après Collot); une deschoses que Bonaparte remarqua le plus, futl’absence de M. Collot. Il se cacha de moi àcetteoccasion, car, au lieu de me charger de luiécrire, il en donna la commission à Régnault deSaint-Jean-d’Angély. Celui-ci écrivit, d’aprèsl’invitation de Bonaparte, comme si c’eût été deson propre mouvement. Régnault disait àM. Collot: Vous auriez été bien aise, mon cherCollot, d’être dans ma poche, vous auriez re-cueilli, il y aune heure, des éloges qui vousauraient flatté. Vous auriez entendu dire quevous étiez bon, sensible, bienfaisant; que vousinspiriez de l’intérêt, de l’estime, et tout cela,c’est Bonaparte qui le disait à Arnault et à moi.Allez donc le voir, il vous recevra avec plaisir. »

Mais pourquoi M. Collot ne s’était-il pas em-pressé, comme tant d’autres, de rendre visite augénéral? C’est sans doute parce qu’il s’étaitbrouillé précédemment avec lui, et qu’il avait