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Tome deuxième.
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« il ne sejaisserait pas prendre sans une vive résis-,«tance. On s’introduisit dans sa chambre à l’aide-« de fausses clefs... On le trouva endormi.Une lu-.« mière était allumée sur sa table de nuit. L’es-couade renversa la table pour éteindre la lu-« mière, et se jeta sur le général qui se débattit«en criant de toutes ses forces, et à tel point«qu’il fallut le lier. Ce fut dans cet état que le« vainqueur de la Hollande fut conduit au Tem-« pie d’où il ne devait plus sortir vivant, » Lalumière ne fut point éteinte. Pichegru, éveilléen sursaut, voulut saisir ses pistolets et ne puty parvenir. Il se débattit avec fureur, blessaun gendarme cl’un coup de pied dans la poi-trine, fut à son tour blessé d’un coup de pointevers le genou. Epuisé bientôt par sa vive ré-sistance, il fut lié, garotté au milieu des hur-lemens qu’il ne cessa de faire entendre, etconduit nu, non pas au Temple, mais dans larue des Saints-Pères. Il fut déposéen cet état dansle cabinet de M. Réal, continua ses cris et sesimprécations jusqu’à ce qu’enfm rendu de fureuret de fatigue, il consentit, toujours étendu sur leparquet, à répondre aux questions qui lui furentadressées.

Il n’est pas vrai que ce soit un de ses amis qui