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neste événement. Comme vous citez mon témoi-gnage à l’appui de votre jugement, il m’importede bien préciser mes opinions à cet égard, noncertes pour atténuer l’horreur d’une telle ac-tion, mais pour ne point rendre odieux au-delàde ce que la justice exige, l’homme que vous etmoi et tant d’autres avons servi, et devant quil’Europe s’est prosternée après cet horrible at-tentat. Vous dites :
« L’histoire n’attribuera donc pas cet holo-« causte, ni au hasard, ni à un zèle criminel, ni
a aux intrigues d’alors.elle n’y verra qu’un
« acte d’une délirante ambition et d’une poli-« tique sauvage et barbare qui se permet tout. »Mém ., tom. v, page 317.
S’il est vrai, 1° que Bonaparte ait été trompépar le rapport de ses polices; 3 0 si on lui a laisséignorer la conduite inoffensive du prince; 3 ° sion lui a persuadé qu’il était à Ettenheim avecle général Dumouriez et son état-major, et qu’àla même époque il existait dans le grand-duché deBade un rassemblement d’émigrés armés, alorsil faudra attribuer ce déplorable holocauste àautre chose quà une ambition délirante] et àune politique sauvage et barbare qui se permettout-, il faudra faire la part des conseils perni-