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t.îa mations me firent tenir pour certain qu’on lelui avait caché, et que ma négligence avait servià faire ressortir le zèle des dénonciateurs.
2 ' fait. On a laissé ignorer à Bonaparte laconduite inoffenswe du prince. Je vous fais juge,Monsieur, du degré de vraisemblance de cetteassertion. Dans les lettres, qu’en ma qualité dechargé d’affaires, j’adressai antérieurement etpostérieurement à l’horrible catastrophe, et des-quelles il est facile de vérifier le contenu, si onne les a pas fait disparaître, puisqu’elles étaienttoutes numérotées, je rendis compte au ministredes affaires étrangères de l'insignifiance des in-trigues de quelques émigrés, qui se trouvaientdans ma légation, de la résidence du duc d’En-ghien àEttenheim, des motifs qui l’y retenaient,et de la vie paisible qu’il y menait. Quoique cesobjets eussent fait la matière de plusieurs de mesdépêches, lorsque je fus à Aix-la-Chapelle devantBonaparte, il me parla comme si je n’avais faitaucun rapport, au sujet du prince et des émi-grés. Je sais bien qu'on peut dire que c’est luiqui aura voulu qu’on détruisît mes lettres, etqu’il aura feint devant moi d’en ignorer le con-tenu. Mais voici un fait qui semble démontrerque bien réellement on lui avait caché ou dissi-