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Tome deuxième.
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Si, maintenant, les faits précités sont vraisdans leur totalité, ou leur presque totalité, doit-on purement qualifier le déplorable événement,de délirante ambition, de politique sauvage etbarbare qui se permet tout? Tout y est-il pourune ambitieuse cruauté, et rien pour l’erreur ?N’y a-t-il pas eu intrigues perfides, zèle crimineldans la soustraction et la falsification d’aussi im-portansrenseignemens? Napoléon, persuadé, oufaisant semblant d’être persuadé de leur véritéet de leur exactitude, n’était-il point autorisé,envers ceux au moins qui les avaient envoyés,à en appeler pour sa justification, comme il lefaisait à Sainte-IIélène, au droit de défense na-turelle et de haute politique ? S’il eût pu avoirconnaissance de vos Mémoires, il n’aurait pointmanqué de s’appuyer sur ce que vous dites,tome v, page a5o: «Je dirai franchement qu'a-ie près tout ce dont j’ai été témoin, je ne crois« que bien peu à la possibilité d’une alliance« entre lamorale et la politique.» Non, le crimen’est jamais politique; ce que Bonaparte nom-mait haute politique, n’est que de la haute ini-quité; toute politique qui viole la morale estfausse et détestable, et tôt ou tard elle porte,pour ceux qui la pratiquent, des fruits aussi cm-