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Tome deuxième.
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par cet homme de lettres, mort grand-maitrede l’Université.

Page 206. — Ce fut au camp de Boulogne que, par lavolonté de son frère, le pacifique Joseph se trouva trans-formé en guerrier , et reçut le commandement d’un régi-ment de dragons, ce qui devint la risée d’un grand nom-bre de généraux. Je me rappelle qu’un jour Lannes, meparlant avec sa franchise et son énergie ordinaires, me dit :Qu’il ne me le mette pas sous mes ordres, car, à la pre-mière faute , je le f... aux arrêts

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Ce ne fut pas au camp de Boulogne que Jo-seph fut nommé colonel, mais à Paris ; ce nefut pas d’un régiment de dragons, mais bien duquatrième de ligne.

Le propos que l’on prête au maréchal Lannesest aussi peu exact ; l’auteur des Mémoires igno-rait ce que plusieurs ministres du consul, quiexistent encore à Paris, savent très-bien, quece fut sur le refus, et à la demande de Joseph,que le commandement des Suisses au service deFrance fut donné au général Lannes ; on doitjuger par là des liens d’estime et d’amitié quiexistaient entre eux, et qui doivent faire rangerparmi les calomnies dont fourmillent les Mé-moires de M. de Bourrienne, le propos imper-tinent attribué à un aussi brave homme.