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arriva à une heure de la nuitduôau 7 août 1808,accompagné par son actif camarade Carreras.Le général en chefayant été informé du contenudes documens apportés par Lobo, résolut immé-diatement de tenter avec ses troupes la retraitepar mer, parce que c’était l’unique parti que luidictaient son devoir et son honneur, et parcequ’il ne pouvait douter de l'opinion générale detous les Espagnols placés sous ses ordres. Il pen-sait que tous, sans se laisser arrêter par les ris-ques et par les difficultés de l’exécution, n’hési-teraient pas un seul instant sur le parti à adopterdans cette circonstance. On prit donc à l’instanttoutes les mesures convenables, et il était ur-gent de ne pas les différer, car le commandantfrançais de Langeland (le colonel Gautier) étaitdéjà informé du retour de Fabrègues, qui pas-sait pour avoir déserté à l’ennemi, et l’on nepouvait douter qu’il n’eût fait connaître au princede Ponte-Corvo la communication qui avait eulieu avec les Anglais, et que Son Altesse ne prîtles précautions nécessaires pour traverser notreprojet, ou du moins pour arrêter les régimensde Zamora, du Roi, de l’Infante et d’AIgarve(cavalerie), qui étaient dans le Jutland. »
« Des officiers actifs et intelligens furent dépê-