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-.mulâtres, Dessalines, Christophe, Mau repas etClervaux, connaissant toute la dissimulation deleur ancien chef, sollicitaient depuis loug-tempssa déportation. Dessalines était même venu exprèsau Cap pour la réclamer avec instance ; il n’yavait donc plus de doute à avoir sur les inten-tions de Toussaint-Louverture. On n’avait pointtraité avec lui de puissance à puissance; on luiavait accordé son pardon pour sa rébellion, avecl’assurance donnée de sa part qu’il resterait tran-quille et entièrement soumis aux lois de la répu-blique.
Il était donc temps de l’arrêter; on le devait,puisqu’il manquait à sa parole; ensuite on fut ins-truit que les cultivateurs ne travaillaient plus dansquelques habitations. et qu’une fermentationvive existait de nouveau dans plusieurs quartiers.Convainch des machinations de Toussaint, legénéral Leclerc ne voulut pas retarder plus long-temps son arrestation : en conséquence, l’ordrefutdonné au général Brunet, qui commandait auxGonaïves, de faire enlever ce perfide noir. Il futassez heureux pour le faire sans effusion de sanget sans bruit, car ce fut dans le cabinet même