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« événemens avaient rendus modérées. Leclerc« préféra d’abord les négociations, mais il chan-« gea promptement de système : la fièvre jaune, qui« emporta Leclerc, ravagea l’armée. La désertion« était générale. »
Il faut ne pas avoir connu Toussaint, ou avoirune bien singulière idée de son caractère, pourcroire qu’il était possible de l’amener à une con-ciliation qui aurait pu lui faire jouer dans la co-lonie un autre rôle que celui qu’il croyait êtreappelé à y remplir. Avant notre entrée, il régnaiten maître sur la colonie; il lui avait donné uneconstitution qui le nommait gouverneur à vie,avec la faculté de choisir son successeur : il avaitconçu cette idée, afin de se rendre nécessaire à laFrance, et je ne pense pas qu’un ambitieux commel’était Toussaint-Louverture, ait jamais voulu debonne foi, et lorsqu’il était encore puissant, né-gocier franchement avec le général Leclerc qu’ilsavait être envoyé dans la colonie, pour y occu-per la première place. Aussitôt que Toussaint sutl’arrivée d’une partie de l’escadre au cap Samana,il ordonna de défendre tous les points qui pou-vaient être défendus, et de brûler partout ailleurs,