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Tome deuxième.
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Sil—

Caulaincourt dut demander de nouveaux pou-voirs. Les ayant reçus, il répondit le 2 décembreque Napoléon acceptait les bases fondamentales.De nouveaux pouvoirs au 2 décembre! Le mi-nistre était sous les yeux du souverain. Il pou-vait à chaque instant lui soumettre ses vues,prendre ses ordre, les transmettre; il n’avaitbesoin d’aucun pouvoir nouveau. Mais ce quiétait inutile au 2 décembre devint, nécessairedeux mois pins tard.

Le duc de Vicence, confiant dans la décla-ration de Francfort, s’était imposé dans les pou-voirs qu’il avait rédigés pour lui-même, l’obli-gation de ne traiter que sur les bases que lessouverains eux-mêmes avaient promulguées :mais, retenu aux avant-postes ennemis, il netarda pas à se convaincre que les alliés étaientloin de vouloir accorder à la France les limitesdont ils l’avaient flattée. Il demanda de nouveauxpouvoirs où il ne fût pas fait mention de fron-tières qu’on ne pouvait obtenir. Ces pouvoirsfurent expédiés le 4 février dans les termes quele négociateur avait désirés.

Napoléon avait hésité à les revêtir de sa si-gnature, soit qu’il regardât comme une faute dedébuter, dans une négociation qui n’était pasmême ouverte, par une concession dont les