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« soit, reprit l’empereur, faites la paix, que« Caulaincourt la fasse, qu’il signe tout ce qu’il« faut pour l’obtenir y je pourrai en supporter« la honte, mais n’attendez pas que je dicte ma« propre humiliation. » L’exemple récent ducongrès de Prague avait déjà appris au duc deBassano, et devait avoir appris au duc de Vi-cence, s’il serait facile d’obtenir que Napoléonproposât une à une les conditions qu’il devaitsubir.
Ce prince s’en remit à son plénipotentiaire,dont il venait de lire l’opinion énergiquementexprimée, et lui fit écrire : «Les conditions« sont, à ce qu’il paraît, arrêtées d’avance entre« les alliés : aussitôt qu’ils vous les auront com-« muniquées, vous êtes le maître de les accep-« ter , ou d’en référer à moi dans les vingt-« quatre heures. » L’alternative en pareille ma-tière pouvait embarrasser le plénipotentiaire; leduc de Bassano demanda avec instance que denouveaux ordres effaçassent ce que ceux-cipouvaient contenir de conditionnel. Il s’ensui-vit une longue conversation qui dura unegrande partie de la nuit ; enfin, il fut autorisé àécrire le 5, et il écrivit à la hâte en ces termes :
« Je vous expédiai hier un courrier avec une