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Saint-Dizier pour y passer la Marne, gagner laSeine, la passer, et, couvert pas cette rivière,voler au secours de la capitale. Il fut joint àDou-levens par une estafette qui lui confirma tout cequ’il avait appris de la marche de l’ennemi.Arrivé au pont de Doulencourt, il en reçut denouvelles, se mit à. parcourir leurs dépêchespendant que la cavalerie de Sébastiani défilait.Quand il en eut pris connaissance , il me fit ap-peler et me dit : « Çagnez la tête de la colonne,prenez trois escadrons de Polonais les moins fa-tigués, et à tout prix atteignez Troyes, afind’empêcher les partisans ennemis de rompre lesponts. Dès que vous serez arrivé , vous expédie-rez un courrier à l’impératrice, vous lui direzqu’on tienne et que j’arrive.—Dois-je faire con-naître, lui demandai-je, l’itinéraire de V. M. etles troupes qui sont avec elle ? — Non, répliqua-
a
t-il, dites seulement qu’on tienne, que j’arrive.Adressez votre lettre non à l’impératrice, mais àClarke. »
La cavalerie succombait déjà à la fatigue ;néanmoins, je pressai la marche et j’atteignisTroyes dans la nuit. Je pourvus d’abord à la sû-reté de cette place, où je m’emparai sans coupférir de dépôts et d’hôpitaux assez considérables.