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[Tome V.]
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122 HISTOIRE DE NAPOLÉON BONAPARTE,ou employés qui auraient refusé de fournir auxmalades les secours et les vivres dont ils ont be-soin. Cet officier, en sortant de l’hôpital, sera mispour quelques jours en réserve dans un endroitparticulier. Vous avez bien fait de faire donnerdu vinaigre et de l’eau-de-vie à la troupe. Epar-gnez l’un et l’autre ; il y a loin d’ici au mois dejuin '. »

La peste étendit ses ravages ; plusieurs corpsen furent atteints. Bonaparte envoya à Marmontune longue instruction faite pour servir de modèleà tout général d’armée. Ses recettes étaient sim-ples et décisives, il ne puisait pas dans les phar-macies; l’eau, l’air, la propreté formaient tout sonformulaire. On y reconnaît ce coup-d’oeil promptà juger les choses, et cet esprit fécond en res-sources que rien n’embarrassait, et qui trouvaitremède à tout.

« J’imagine, écrivit-il, que vous aurez changéla manière de faire le service d’Alexandrie. Vousaurez placé aux différentes batteries et aux forts depetits postes stables etpermanens : ainsi, par exem-ple , à la hauteur du fort de l’Observation, à la bat-terie des bains, vous aurez placé 12 à i5 hommesqui ne devront pas en sortir, et que vous tiendrezlà sans communication. Ces 12 à i5 hommes four-niront le factionnaire nécessaire pour garder leposte. L’état de la mer vous dispense d’avoir au- ç

jourd’hui une grande surveillance; ainsi vous voustrouvez avoir besoin de fort peu de monde. Pour-

1 Lettre du 27 nivôse.

»