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[Tome V.]
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GUERRE D’ÉGYPTE. — CIIAP. X. 131

guerre , était à peu près nulle. L’Egypte n’a pasabsolument besoin de cette ville, tandis qu’A-lexandrie ne peut que difficilement exister sansl’eau du Nil et les vivres de l’Égypte. Mais, commeport de mer, excellent sous le rapport des opé-rations maritimes et du commerce, c’était le seulqui existât sur la côte. Ces raisons déterminèrentdonc à le fortifier. Ces fortifications exigeaient degrands travaux, beaucoup de temps et de main-d’œuvre. La défense de la ville et du port em-brassait un développement considérable ; tout leterrain envii’onnant était couvert d’anciennesconstructions et de montagnes de décombres.

On tira parti d’une portion de l’enceinte cons-truite par les anciens Arabes , du Pliare, etc., etc.

Une vieille mosquée, bâtie sur l’île ou rocherdu Marabou, fut convertie en fort pour défendrel’anse où l’armée avait débarqué, et la passe occi-dentale du Port-Vieux.

Le vieux château d’Abouqyr fut réparé et armé,et servit de batterie de côte.

On s’occupa de la défense des deux bouches duNil ; les villes de Rosette et de Damiette étaienttrop grandes et trop peuplées pour être conver-ties en postes militaires , et trop éloignées desembouchures pour en défendre l’entrée ; les bâ-timens de guerre, situés en dedans duBogaz , ne♦pouvaient non plus le défendre sans être protégéspar des feux de terre. L’ancien château de Ras-chid, situé à une demi-lieue au-dessous de Ro-sette , fut réparé , armé et nommé fort Julien. Un

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