2,22 HISTOIRE DE NAPOLÉON BONAPARTE,dresser des états ; mais qu’il y en avait assez pournourrir toute l’armée pendant un an.
Les habitans de Djenine, Noures, Oualar, vil-lages annexés au territoire de Naplous, malgréles protestations pacifiques de Bonaparte , n’a-vaient cessé de commettre des hostilités contreles Français depuis le commencement de la cam-pagne. Le général en chef les avait menacés plu-sieurs fois de mèttre leurs villages à feu et àsang, s’ils continuaient de porter les armes contrelui. Une députation était venue implorer sa clé-mence ; il s’était laissé fléchir et leur avait promisprotection, s’ils restaient tranquilles dans leursrochers. Mais ces montagnards , naturellementbelliqueux, redoutant le joug d’une armée chré-tienne , excités par l’exemple de Ghérar et l’arri-vée du pacha de Damas, avaient repris les armeset avaient combattu les Français à la journée duMont-Thabor. Us avaient pillé des convois de vi-vres que les Druses envoyaient à son camp d’Acre,et avaient égorgé avec des circonstances horriblesles soldats qui les escortaient. Bonaparte jugeaurgent d’en tirer une vengeance exemplaire, et,pour les punir, fit brider les villages de Djenine,Noures et Oualar '.
Le cheyk Ghérar, après avoir perdu la plusgrande partie de ses NaplousainS à la bataille duMoïit-Thabor, ayant vu brûler le palais de Dje-nine où il faisait sa résidence, se repentit alors,ainsi que Bonaparte l’avait ;prédit à Kléber, d’a-
‘ Lettre de Bonaparte au Directoire, du 22 floréal.