232 HISTOIRE DE NAPOLÉON EONAPARTE.
tour affaiblit la résistance, et une partie de l’ef-fort se perdit en s’échappant du côté dé la place.Cependant une portion de la muraille de terres’écroula ainsi que la plus grande partie des trois'voûtes de la tour. Le fossé, à dix toises de chaquecôté , axait entièrement disparu sous les décom-bres. Le général en chef ordonna à une trentainede grenadiers d’essayer de se loger dans la tourpour reconnaître comment elle se liait au restede la place. Ils parvinrent à se loger au-dessousdu premier étage ; mais , fusillés par l’ennemi quiavait pratiqué des ouvertures aux voûtes supé-rieures , foudroyés par l’explosion de plusieursbarils de poudre enflammés que les Turcs avaientjetés sur la brèche , ils furent contraints de se re-tirer.
On continua de canonner la brèche pendanttoute la journée du G; le soir, on essaya encorede se loger dans le premier étage que Tennemioccupait toujours. Dans l’attaque de la veille, lesassiégeans avaient remarqué que s’ils parvenaientà s’en emparer, ils auraient entrée dans la ville ,en se jetant dans les maisons de gauche , situéesau niveau de cet étage. Vingt - cinq hommes ,commandés par le général Vaux, après avoirdépassé la première ligne des feux de rempart,pénétrèrent de nouveau dans la salle inférieurede la tour. Ils reculèrent d’abord devant desflots de matières enflammées que l’ennemi fai-sait pleuvoir sur eux à torrents ; mais le généralVaux, excitant ses grenadiers par ses paroleset par son exemple, les ramena sur la brèche.