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[Tome V.]
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GUERRE D’ÉGYPTE. - CIUP. XI. 2,39

et s’en emparèrent; l’ennemi fut surpris, égorgé,et trois canons furent encloués ; mais le feu de laplace, qui plongeait sur ces ouvrages , ne permitpas d’y tenir assez longtemps pour les détruireentièrement; l’ennemi y rentra le 16 et travaillaà les réparer. Les assiégés faisaient tous leurs ef-forts pour cheminer sur le logement de la minedont l’objet était de faire sauter la contrescarpe.Le 17 floréal, au point du jour, Djezzar tenta unenouvelle sortie et fut repoussé. Le soir, les Turcsdébouchèrent par une sape ouverte sur le masquede la mine, parvinrent à s’en emparer, l’éventè-rent, détruisirent les châssis et comblèrent lepuits. Dans la nuit du 17 au 18 floréal (du 6 au7 mai), Bonaparte ordonna de s’emparer de nou-veau des places d’armes de l’ennemi, des boyauxqu’il avait établis pour flanquer la brèche, et decelui qui couronnait le glacis de la nouvelle mine;de surprendre et d’égorger tous les hommes quis’y trouveraient; d’attaquer les ouvrages et de s’yloger. Un détachement de grenadiers pénétra surles places d’armes et s’en empara, excepté leboyau qui couronnait le glacis de l’ancienne mineet prenait la tour à revers; mais l’ennemi, qui duhaut de ses murs dominait toujours les ouvrages,fit pleuvoir sur les Français un feu terrible, etrendit vains tous les efforts de la valeur; on neput travailler au logement, et il fallut rentrerdans la tranchée

Le iB floréal, vers le milieu du jour, plusieursvoiles parurent à l’horizon. Au même instant, lesvaisseaux anglais, stationnés devant le portd’Acre,