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[Tome V.]
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GUERRE d’ÉGÏPTE. - CHAP. XI.

tant d’habilité, que l’ennemi fut repoussé sur-le-champ dans la place.

Dans la nuit du 25 au 26 floréal, Sidney Smithmit à la voile et s’éloigna de Saint-Jean-d’Acre.11 avait appris que le contre-amiral Perrée, encroisant devant Jaffa, s’était emparé de deux avi-sos anglais et de deux gros bâtimens séparés parles vents de la flotte turque, sur lesquels se trou-vaient six pièces d’artillerie de campagne, unequantité considérable de harnois et de provisionsdébouché, l±oo hommes de troupes, l’intendantde la flotte et i5o,ooo francs en numéraire. In-quiet sur le sort d’une flottille qu’il avait envoyéedevant le port d’Abou-Zaboura pour embarquerdes Naplousains que Djezzar croyait avoir de nou-veau déterminés à se soulever, le commodore an-glais se dirigea sur ce point et arriva assez tôtpour dégager cette flottille à qui Perrée donnaitla chasse. Les frégates françaises prirent le largeet ne furent point poursuivies par les Anglais quis’empressèrent de retourner à Saint-Jean-d’Acre.

Le 27 , au point du jour, l’ennemi fit une nou-velle sortie et fut repoussé avec une grande pertederrière ses murs. A sept heures du matin , il ententa une autre. Un corps de l’armée de Rhodes,exercé à l’européenne et armé de baïonnettes, dé.boucha des places d’armes en colonnes serrées etse dirigea sur la tranchée où le général Verdier,qui y commandait, l’accueillit par une vive fusil-lade. Le général en chef fit replier les postes avan-cés , et fit jouer les batteries de campagne qui,chargées a "mitraille , balayaient les rangs enne-