GUERRE D* ÉGYPTE. - CIIAP. XI. 285
rassemblèrent sur la place Esbekieh, au son desmusiques égyptienne et française. Le cortège avaiten tête les généraux Dugua et Destaing et les prin-cipaux membres des administrations. 11 était com-posé du grand-divan , des descendans d’Abou-becker et de Fatime, des docteurs de la mosquéede Jémil-Azar, de tous les muphtis montés surdes mules , parce que le prophète montait de pré-férence ces animaux , des chefs des marchands ,du patriarche cophte et des principaux de sa na-tion. Venaient ensuite les odjaklys, les agas dela police de jour et de nuit, et tous les corps desjanissaires ; la marche était fermée par les troupesauxiliaires grecques.
Ce pompeux cortège sortit du Kaire à 5 heuresdu matin par la porte de Boulaq, tourna la villepar le fort Sulkowsky et se dirigea sur le fau-bourg de la Koubeh, où l’on aperçut l’armée deSyrie rangée en bataille. Dugua disposa dans lemême ordre la garnison du Kaire. Les chefs fran-çais et égyptiens se portèrent au-devant du géné-ral en chef et le complimentèrent. Le cheyk EJ-Bekry lui offrit en présent un jeune Mamlouknommé Roustan 1 et un magnifique cheval arabenoir, couvert d’une selle à la française avec unehousse brodée en or, en perles et en pierreries.Lintendant-général cophte , Guerguès-Geoary,lui donna deux beaux dromadaires , richementharnachés.
Après ces formalités d’apparat, vinrent les ef-
Bonnparle l'emmena en France.