3o2 HISTOIRE DE NAPOLÉON BONAPARTE.
turné en plaçant son infanterie en carré sur sesailes 1 '} la droite commandée par Friant, la gauchepar Belliard, et sa cavalerie en carré au centre,sous les ordres de Davoust. L’ennemi s’avança detoutes parts , sa nombreuse cavalerie cerna lesFrançais, et une colonne d’infanterie d’Arabesd’Yambo se jeta dans un canal sur leur gauche etles inquiéta par la vivacité de son feu. Desaix lafit attaquer, elle fut culbutée et prit la fuite. 11s’empara du village de Samhoud. Les innombra-bles colonnes ennemies s’avançaient toujours enpoussant des cris affreux : celle des Arabesd’Yambo s’était ralliée. Elle attaqua et voulut en-lever le village ; mais elle fut reçue par un feu sivif et si bien nourri qu’elle fut forcée de se retireravec une perte considérable.
Les Mamlouks se précipitèrent sur le carrécommandé par Friant, tandis que plusieurs co-lonnes d’infanterie se portaient sur celui de Bel-liard; on les accueillit par un feu d’artillerie simeurtrier qu’ils furent en un instant dispersés etobligés de rétrograder, laissant le terrain couvertde leurs morts. Davoust reçut l’ordre de chargerle corps dès Mamlouks où se trouvaient Mouradet Hassan. Ils n’attendirent pas la charge', ils fi-rent leur retraite, et furent poursuivis pendant4 heures l’épée dans les reins. Dans cette glo-rieuse journée, comme à la bataille des Pyrami-des , la perte des Français fut presque nulle; ilsn’eurent que 4 hommes tués et quelques blessés.Bonaparte décerna des armes d’honneur aux sol-dats qui s’y étaient distingués par des actions