Band 
[Tome V.]
Seite
339
JPEG-Download
 

GUERRE d’ÉGYPTE. ■— CHAP. XIII. 33g

Il défendit d’embarquer à Suez aucunes denréesou marchandises, sans le permis de l’administra-teur-général des finances, qui ne pourrait en ac-corder que pour les quantités excédant les appro-visionnemens du Kaire et inutiles à l’activité ducommerce intérieur.

Tous les droits perçus par les qadys ou leurssecrétaires pour l’administration de la justice ,furent abolis et remplacés par un droit de deuxpour cent de la valeur des objets en litige , dontmoitié pour les émolumens du qady, et l’autrepour les frais des secrétaires et des témoins , souspeine de destitution contre tout officier de justicequi exigerait au-delà du droit \

Tant que Bonaparte avait espéré que la paixserait maintenue avec la Porte , il avait souventproclamé que la France était toujours son amie ;que ce n’était point au sultan qu’il était venu fairela guerre ; il avait invité le pacha à rentrer auKaire ; l’expédition n’avait eu pour but que de ti-rer vengeance des beys , et d’exterminer les Mam-louks usurpateurs de la souveraineté de la Porteet oppresseurs du peuple égyptien. Maintenantque la rupture était déclarée, qu’on avait dédai-gné toutes ses ouvertures , et qu’il venait de com-battre à Saint-Jean-d’Acre les troupes turques ar-rivées de Rhodes , et au Mont-Thabor le pacha deDamas marchant en vertu de firmans, Bonapartene garda plus de ménagemens envers les osman-lis, et résolut de les exclure en Égypte de tous

• Arrêté de Bonaparte, du I er . messidor.

22.