GUERRE d’ÉGYPTE. - CHAP. XIV. 373
nombre de mécontens qui s’y trouvaient, le géné-ral en chef avait jugé à propos de s’y rendre lui-même ; quant aux bâtimens qui étaient sur la côte,de lui dire qu’on croyait que c’étaient des Anglais ,et qu’on répandait que la paix était faite entre laPorte et la France; de montrer au divan la pro-clamation du général en chef aux habitans duBahyreli ; de l’amuser avec l’expédition du géné-ral Menou aux lacs Natron, et du général Destaingà Mario ut \
Le général Destaing , auquel Marrnont avaitécrit sept lettres , n’avait reçu que la septième etn’était arrivé à Alexandrie que le 26 au soir. Le27 , à deux heures du matin , Marrnont se mit enmarche avec 1,100 hommes. 11 avait à peine faitune lieue qu’il reçut une lettre du commandantd’Abouqyr , qui lui annonçait que toute l’arméeturque avait débarqué , et occupait les positionsque tenait autrefois la légion nautique.
Il crut qu’il y aurait de la folie , n’ayant laisséque Zj.00 hommes à Alexandrie, d’aller attaquer àune distance de cinq lieues, un corps de i5 à16,000 hommes posté et soutenu par le feu deschaloupes canonnières. Il retourna donc dans laplace , avec l’opinion, d’ailleurs, que le fort et laredoute d’Abouqyr, bien armés et défendus par000 hommes, résisteraient jusqu’à ce qu’il eûtreçu une augmentation de forces , pour attaquerl’armée turque et le dégager 2 .
1 Lettres du 2<) messidor.
3 Lettre de Marrnont a Bonaparte, du 27 messidor.