GUERRE d’ÉGYPTE. - CHAP. XIV. 4<>5
d’abord la garnison , de manière à empêcher lessorties et à prévenir ses attaques. L’artillerie netravaillait pas. Faultrier était très-mal secondé;il avait un directeur de parc qui se croyaitau parc de Meudon et qui ne se donnait aucunmouvement. Enfin , il semblait que les uns eussentoublié ce qu’ils savaient de l’art de la guerre , etque les autres eussent perdu leur ancien courage.« 11 faut, écrivait Junot au général en chef, enlui transmettant ces observations sévères, quevous sachiez la vérité. Tout le monde ne vous ladit pas, et je crois qu’il est instant -que vous laconnaissiez x . »
Mais le même jour, le général Davoust, étantde tranchée, fit une attaque vigoureuse, et, aprèsavoir tué une grande quantité de Turcs dans lesmaisons, reprit le village tout entier jusqu’aufort, une pièce de 8 et deux pièces de 16. Sur-le-champ on retrancha toute la tête du village.Cette guerre de chicane avait déjà coûté aux as-siégeans 280 hommes, pi’esque le double de cequi avait péri à la bataille d’Àbouqyr.
Ce fut Davoust qui , par ses sages disposi-tions , décida principalement la reddition du fort.A compter de ce moment, le siège cessa d’êtremeurtrier pour les assiégeans ; ce ne fut plusqu’une affaire de canons et de mortiers , ainsi queBonaparte n’avait cessé de le recommander auxgénéraux.
a Lettre du 12 thermidor.