GUERRE d’ÉGYPTE. - CHAP. XIV. 4°9
glaise et notamment avec des émigrés. Menou sejustifia facilement , puisqu’il avait renvoyé les par-lementaires sans avoir voulu les entendre. « Quantaux émigrés , répondit-il à Bonaparte, si j’étaisplus connu de vous, mon général, vous sauriezque personne ne les déteste plus que moi; je leurai voué une haine implacable. Je sais fort bienque, si j’étais entre leurs mains, je n’aurais paspour un quart-d’heure à vivre; je le leur rends aucentuple. Un constituant républicain, et qui a lemalheur d’être né dans une caste privilégiéeestpour "les émigrés l’homme le plus odieux. Dureste, mon général, je n’ai entendu parler d’au-cun émigré. Je ne sais s’il en existe sur la flotteennemie; je ne m’en suis pas même informé. Mamission a été ici de prendre le fort d’Abouqyr;j’ai eu le bonheur d’y parvenir; je ne me suis pasmêlé d’autre chose. C’est avec la même exactitudeque je tâcherai de m’acquitter de tout ce dont vousme chargerez , et par attachement pour la chosepublique, et par attachement franc et simple pour,vous ))
Le général Marmont, autorisé par Bonaparte ,arrêta à Alexandrie , le 18 thermidor, avec Pa-trona-Bey, commandant l’escadre turque, un car-tel pour l’échange des prisonniers , aux conditionssuivantes :
Les prisonniers seront échangés homme pourhomme, et grade pour grade. Les blessés et chi-
' Lettre du 17 thermidor.