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[Tome V.]
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Guerre d’êgypte. — chap. xv. 4^leurs chameaux filant, vers la montagne de Rosaf.Les Arabes, au nombre de 600 cavaliers, atta-quèrent les premiers avec beaucoup d’audace, etfirent bonne contenance pendant 7 ou 8 heures,malgré le feu de l’infanterie que Destaing faisaitmarcher à la poursuite des chameaux. Mais, sessoldats ne pouvant plus aller, ij fut obligé de s’ar-rêter à moitié chemin de Delingah à El-Aouch oùil fut encore harcelé pendant deux heures par lesArabes qui enfin se retirèrent. Le but de cetteexpédition fut donc manqué par trop de précipi-tation.

En apprenant ce résultat à Rahmanieh, Bona-parte blâma vivement Destaing d’avoir, sans ar-tillerie, presque sans cavalerie, attaqué des tribusnombreuses qui étaient à cheval, de n’avoir pasattendu la cavalerie qu’il avait envoyée à leurpoursuite avec deux pièces de canon, sous lecommandement du général Andréossy, et d’avoirfait perdre une occasion qui se retrouverait diffi-cilement.

A tout événement, Bonaparte laissa l’ordre àAndréossy de protéger, avec la cavalerie et lesdromadaires , les opérations qui pourraient êtrenécessaires pour éloigner les Arabes, en suppo-sant qu’ils n’eussent pas été acculés dans le dé-sert l .

Destaing répondit à Bonaparte qu’il avait mal-heureusement mérité ses reproches, et qu’il ai-mait beaucoup mieux les avoir reçus que les at-

' Lettre a Destaing, du 20 thermidor.