420 HISTOIRE DE NAPOLÉON BONAPARTE.
pour le moment d’inquiétude sérieuse. line croyaitpas que l’ennemi fût en état de faire quelque en-treprise. Ibrahim-Bey n’avait que 2Do Mandouksà cheval et i 5 o à pied, 5 oo cavaliers et 600 fan-tassins de Djezzar; Elfy-Bey n’avait que 80 Mam-louks.
Dès que l’inondation aurait un peu couvert l’É-gypte, Bonaparte comptait envoyer le généralDavoust avec un corps de cavalerie et d’infan-terie pour commander les provinces de Fayoum ,Beny-Soueyf et Girgeh; il recommandait à Desaixd’y laisser des corps de troupes , de s’arrangerde manière à ce qu’il fût maître de ne laisserqu’une centaine d’honnnes à Qosseïr ; a ce queQéné contînt tous ses embarras , et à ce qu’il pût,en cas d’invasion sérieuse, rapidement et succes-sivement replier toutes ses troupes sur le Kaire,de faire filer sur cette ville toutes les carcasses debarques, avisos ou bricks, appartenant aux Mam-louks, pour être employées à la défense des bou-ches du Nil.
11 paraît que Desaix proposa de traiter avecMourad-Bey. Bonaparte lui répondit : « Je vouslaisse le maître de lui accorder toutes les condi-tions de paix que vous croirez utiles. Je lui don-nerai son ancienne ferme près de Gizeh ; mais ilne pourrait avoir avec lui plus de 10 hommes ar-més : si vous pouviez nous en débarrasser, celavaudrait beaucoup mieux que tous ces arrange-mens 1 ».
’ peltre du 28 thermidor.