Band 
[Tome V.]
Seite
423
JPEG-Download
 

CHAP. XV.

guerre d’égypte

4*3

des Turcs à Abouqyr avait fait mettre à la voile. Ilannonça à Kléber qu’un bataillon de la 25 '. étaitparti pour le rejoindre ; qu’il lui envoyait la demi-galère l T Amoureuse, et le chef de bataillon Puittypour commander l’artillerie ; qu’il pouvait dispo-ser du général Vial qui était dans le Garbyeh avecun bataillon de la Sa*, et une pièce de canon; quedès que la cavalerie qui était à Alexandrie, et quiarrivait à l’instant, se serait reposée un jour,il là ferait partir, si cela était nécessaire; qu’ilespérait recevoir le lendemain des renseignemenspositifs sur cette flotte; qu’il'n’était en peine derien si elle mettait, comme à Abouqyr, trois joursà débarquer; qu’il ne doutait pas que Klébern’eût eu le temps de réunir sa division et se met-tre bien en mesure. Ce fut une fausse alerte.

Les dépenses extraordinaires occasionées parl’établissement de l’armée en Égypte, par la né-cessité de pourvoir à ses besoins de toute espèce,par les travaux de.s fortifications , par la campagnede Syrie, loin de permettre de thésauriser, avaientconsommé par anticipation une partie des res-sources; il y avait donc pénurie dans les finances.Biles se ressentaient aussi, du relâchement et desabus qui s’étaient introduits dans l’administration,pendant qu’absent du Kaire.Bonaparte marchait àla tète de son armée. Maintenant, il s’industriaitde toutes les manières pour faire de l’argent ; ilpressait, il activait les rentrées de l’arriéré; ilfaisait des emprunts aux Turcs, aux juifs, auxCophtes ; il stimulait le zèle des administrateurs ,il luttait de toutes ses forces contre les résis-