134
En conséquence, l’importation en plus est de 3,354,869V., livres. En 1829 elle s’est élevée à10,589,881 livres, en 1830 à 11,454,019 livres. A dater de cette année, les importations de cotonécru ont constamment augmenté, à part quelques fluctuations de peu d'importance, et elles ontpresque triplé jusqu’en 1840. En effet, l’importation de coton écru dans la monarchie autrichienne
Le cotonnier est originaire des Indes orientales. L’Afrique et principalement l’Amérique cultivent ac-tuellement beaucoup de coton. Les espèces les plus importantes sont: 1° le cotonnier herbacé; c’estl’espèce la plus utile et celle qui est le plus cultivée ; 2° le cotonnier arbrisseau; 3° le cotonnier arbre ,qui ne croit que dans les Indes, en Cliine, eu Égypte, sur les côtes occidentales, dans l’intérieur del’Afrique et dans quelques parties de l’Amérique. Les meilleures espèces de l’Amérique, lesquelles pro-viennent de Portorico, de Curasso, de la Guadeloupe et de la Martinique , sont en général préférables,
tant sous le rapport de la qualité que sous celui de la pureté, aux cotons des Indes occidentales.
Les places marchandes pour les cotons de l’Amérique septentrionale provenant de la Géorgie, de laCaroline, d’Alabame et de la Louisiane, sont: Savannah, Charleston, Mobile et Nouvelle-Orléans. Parmiles cotons de l’Amérique méridionale se distinguent ceux de llaliia, de Pernambucco en Brésil, ceux dela Guyane, de Cayenne, de Paramaribo et de Stabrok; moins bons sont ceux de Caraccas, de la Nou-velle-Grenade et du Pérou. Les cotons les meilleurs des Indes occidentales croissent à St. Barthélemiet à Portorico; les meilleurs des Indes orientales, connus sous le nom de Manille, cultivés dans lesPhilippines espagnoles, ne viennent qu’en petite quantité à Cadix ; la plus grande partie en est vendue
en Chine. La culture du coton pourrait être portée à un haut degré dans les Indes. Les vastes con-
trées qui se trouvent dans les présidences du Bengale, de Madras et de Bombai donneraient les meil-leurs résultats si l’on savait les mettre convenablement à profit, et les Indes pourraient facilement suffireà tous les besoins de l’Angleterre. Depuis qu’on y met plus de soin dans la culture du coton, la pro-duction a beaucoup augmenté, et outre la quantité très considérable que les Indes livrent à la Chine,elles en fournissent déjà maintenant davantage à l’Angleterre, car l’importation dans le dernier de cesEtats s’est élevée en 1831 à 75,637 balles, en 1835 à 116,153 et en 1840 à 216,784. Les cotonschinois se trouvent peu dans le commerce de l’Europe. La Russie ne reçoit qu’une faible quantité decotons de Perse qui lui viennent par Astracan et qui sont transportés par caravanes à Orenbourg, àKasan, etc.
Tous les cotons qui viennent des ports de mer de la Turquie d’Asie portent le nom de cotons du
Levant, auxquels il faut ajouter ceux qui viennent des îles de l’Archipel, de la Morée, ainsi que de la
Macédoine. Ce n’est que depuis 1820 que la culture du coton a acquis une importance un peu grandeen Egypte, de sorte qu’en 1824 elle en produisait déjà 140,000 balles. Dans ces derniers temps, la
culture du cotonnier herbacé a aussi fait de grands progrès à Naples, en Sicile, en Espagne et dans la
France méridionale ; on a même fait avec succès des essais à Banat.
En ce qui concerne l’importation du coton dans les ports de mer les plus importants du continentpendant l’année 1832, elle s’est élevée en France à 78 millions de livres, à Trieste elle a excédé 25 1 /,,millions, à Gênes elle s’est élevée à 5 millions, à Anvers à plus de 4‘A millions, à Amsterdam à presque2‘\ millions, à Rotterdam à presque 3V 2 millions, à Brême à presque l‘/ ; millions, à Hambourg à plusde 4 1 ". millions, à Pétersbourg elle n’a pas tout à fait atteint 2 millions; le total est de 127V„millions de livres, soit 425,270 balles. Pendant l’année 1832, l’Angleterre seule a importé des États-Unis de l’Amérique septentrionale, du Brésil, de la Turquie et d’autres pays, 249'A millions de livresde coton, et en 1833, presque 269 millions de livres.