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Exposé du mouvement commercial entre la Suisse et l'Autriche pendant les années 1840 et 1845 / par le Dr A. de Gonzenbach
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En conséquence, limportation en plus est de 3,354,869V., livres. En 1829 elle sest élevée à10,589,881 livres, en 1830 à 11,454,019 livres. A dater de cette année, les importations de cotonécru ont constamment augmenté, à part quelques fluctuations de peu d'importance, et elles ontpresque triplé jusquen 1840. En effet, limportation de coton écru dans la monarchie autrichienne

Le cotonnier est originaire des Indes orientales. LAfrique et principalement lAmérique cultivent ac-tuellement beaucoup de coton. Les espèces les plus importantes sont: 1° le cotonnier herbacé; cestlespèce la plus utile et celle qui est le plus cultivée ; 2° le cotonnier arbrisseau; 3° le cotonnier arbre ,qui ne croit que dans les Indes, en Cliine, eu Égypte, sur les côtes occidentales, dans lintérieur delAfrique et dans quelques parties de lAmérique. Les meilleures espèces de lAmérique, lesquelles pro-viennent de Portorico, de Curasso, de la Guadeloupe et de la Martinique , sont en général préférables,

tant sous le rapport de la qualité que sous celui de la pureté, aux cotons des Indes occidentales.

Les places marchandes pour les cotons de lAmérique septentrionale provenant de la Géorgie, de laCaroline, dAlabame et de la Louisiane, sont: Savannah, Charleston, Mobile et Nouvelle-Orléans. Parmiles cotons de lAmérique méridionale se distinguent ceux de llaliia, de Pernambucco en Brésil, ceux dela Guyane, de Cayenne, de Paramaribo et de Stabrok; moins bons sont ceux de Caraccas, de la Nou-velle-Grenade et du Pérou. Les cotons les meilleurs des Indes occidentales croissent à St. Barthélemiet à Portorico; les meilleurs des Indes orientales, connus sous le nom de Manille, cultivés dans lesPhilippines espagnoles, ne viennent quen petite quantité à Cadix ; la plus grande partie en est vendue

en Chine. La culture du coton pourrait être portée à un haut degré dans les Indes. Les vastes con-

trées qui se trouvent dans les présidences du Bengale, de Madras et de Bombai donneraient les meil-leurs résultats si lon savait les mettre convenablement à profit, et les Indes pourraient facilement suffireà tous les besoins de lAngleterre. Depuis quon y met plus de soin dans la culture du coton, la pro-duction a beaucoup augmenté, et outre la quantité très considérable que les Indes livrent à la Chine,elles en fournissent déjà maintenant davantage à lAngleterre, car limportation dans le dernier de cesEtats sest élevée en 1831 à 75,637 balles, en 1835 à 116,153 et en 1840 à 216,784. Les cotonschinois se trouvent peu dans le commerce de lEurope. La Russie ne reçoit quune faible quantité decotons de Perse qui lui viennent par Astracan et qui sont transportés par caravanes à Orenbourg, àKasan, etc.

Tous les cotons qui viennent des ports de mer de la Turquie dAsie portent le nom de cotons du

Levant, auxquels il faut ajouter ceux qui viennent des îles de lArchipel, de la Morée, ainsi que de la

Macédoine. Ce nest que depuis 1820 que la culture du coton a acquis une importance un peu grandeen Egypte, de sorte quen 1824 elle en produisait déjà 140,000 balles. Dans ces derniers temps, la

culture du cotonnier herbacé a aussi fait de grands progrès à Naples, en Sicile, en Espagne et dans la

France méridionale ; on a même fait avec succès des essais à Banat.

En ce qui concerne limportation du coton dans les ports de mer les plus importants du continentpendant lannée 1832, elle sest élevée en France à 78 millions de livres, à Trieste elle a excédé 25 1 /,,millions, à Gênes elle sest élevée à 5 millions, à Anvers à plus de 4A millions, à Amsterdam à presque2\ millions, à Rotterdam à presque 3V 2 millions, à Brême à presque l/ ; millions, à Hambourg à plusde 4 1 ". millions, à Pétersbourg elle na pas tout à fait atteint 2 millions; le total est de 127Vmillions de livres, soit 425,270 balles. Pendant lannée 1832, lAngleterre seule a importé des États-Unis de lAmérique septentrionale, du Brésil, de la Turquie et dautres pays, 249'A millions de livresde coton, et en 1833, presque 269 millions de livres.