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sont écoulées 1834 à 1838 a augmenté de 57 o/ 0 en comparaison de la consommation annuelle quia été faite pendant les cinq années précédentes. De môme l’importation du fil de coton, qui s’estélevée annuellement à 10,686 quintaux dans les années 1829 à 1833, a atteint le montant annuelde 53,650 quintaux dans les années 1834 à 1838, ce qui prouve qu’il y a eu augmentation de402 o/ 0> par conséquent de plus du quadruple.
ture du coton en 1817, la quantité du fil de coton qui a été produit à 99,687,500 livres anglaises,la force des machines à vapeur qui ont été mises en usage à 20,768 chevaux, et le nombre des gensoccupés à la filature à 110,800 têtes. D’après Baines, en 1833 le nombre des fuseaux a été de 9,333,000et le nombre des métiers de 40,000. Dans les machines mues à la vapeur on a employé la force de33,000 chevaux, et dans celles qui sont] mues par l’eau, la force de 11,000 chevaux. Le nombre desgens occupés dans les manufactures de coton est évalué pour l’année 1833 à 960,000 têtes, parmi les-quels se trouvent 850,000 blanchisseurs, fileurs et tisserands, et 110,000 ingénieurs, mécaniciens, for-gerons, maçons, menuisiers et autres artisans qui travaillent pour cette branche d’industrie. Le nombretotal des individus qui y sont occupés est porté de 1,200,000 à 1,500,000. Iluskisson évalue à 33 */„millions de livres sterlings la valeur des produits livrés par les manufactures de coton de la Grande-Bretagne en 1824, et dans les années qui se sont écoulées de 1827 à 1832, il estime cette valeur de36 à 37 millions d’après les données fournies par le parlement; et, d’après Mac-Cullorh , elle est éva-luée à 34 millions de livres sterlings pour l’année 1833. Mais d’après Haines, la valeur de ces produitsne s’élève en 1831 qu’à la somme de 31,340,000 livres sterlings, et voici comment il fait ses calculs:
La consommation de 282,675,000 livres de coton écru atteint la valeur de 8,245,000 livres sterlings.
Le salaire des ouvriers dans les fabriques. 6,015,000 „ „
Le salaire des fileurs hors des fabriques . . 4,375,000 „ „
Total: . . . 18,665,000 livres sterlings.
11 reste donc de la somme sus-mentionnée 12,675,000 livres sterlings pour l’intérêt des capitaux affec-tés à cette branche d’industrie, pour l’usage des bâtiments et des machines, et comme bénéfice net.
D’après les aperçus publiés par Burns, les filatures de coton de la Grande-Bretagne avaient encoreune plus grande extension en 1838, car il porte à 430 ‘A millions de livres anglaises (c’est-à-dire3 Va millions de quintaux de Vienne) la consommation de coton faite pendant cette année dans laGrande-Bretagne et en Irlande, et la quantité du fil de coton qui en a été produit à 383,416,700 livresanglaises (3,117,000 quintaux de Vienne), dont 379,500,000 livres ont été filées en Angleterre,34,800,000 livres en Écosse et 3,900,000 livres en Irlande.
Dans le laps de temps qui s’est écoulé de 1826 à 1830, la valeur déclarée de l’exportation an-glaise du fil de coton s’est élevée, terme moyen annuel, à 3,748,000 livres sterlings ; mais celle desétoffes de coton a atteint annuellement la somme de 13,330,000 livres sterlings. En revanche, elle s’est
élevée pendant
l’année
pour les étoffes de coton,
pour le fil
de coton,
1834
15,307,700 livres sterlings,
5,205,500
livres
sterlings,
1835 .
. . 16,425,700 „
5,706,600
W
«
1836
. . 18,482,600 w
6,120,300
r>
1837
♦
. . 13,632,100 „
6,955,900
w
*
1838 .
.
. . 16,709,100 „ „
7,431,800
n
W
de sorte qu’en
prenant la
moyenne de ces cinq années, l’exportation
annuelle du
fil de
coton a été
de 6,284,000 livres sterlings (soit 62,840,000 florins monnaie de convention), c’est-à-dire de 86 °/ 0