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Exposé du mouvement commercial entre la Suisse et l'Autriche pendant les années 1840 et 1845 / par le Dr A. de Gonzenbach
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Si, pour avoir un chiffre rond, on

estime cette exportation en plus à . Quint. 9,114 dont la valeur est de fr de Fr. 4,557,000Qe quintal à 500 fr. de Fr.), la totalitéde lexportation des marchandises decoton, si on y ajoute lexportation sus-mentionnée, qui est de . . . » 82,131 » » » 51,439,590

se serait élevée à Quint. 91,245 fr.de Fr. 55,996,590

et il en serait toujours resté 5,000,000 de livres pour la consommation intérieure, ce qui feraitpar tête 2 3 / n livres, ou bien approximativement, comme en France, un peu plus de 18 aunes.Le profit que la Suisse a retiré de létranger pendant lannée 1840, outre les frais du coton écrupour la consommation intérieure, se serait donc élevé à 20,000,000 fr. de France.

On a importé en Suisse en fil et en étoffes de coton :

En 1839

1840

1841

1842

1843

1844

1845

1846

Quint. 21,586» 22,567

» 32,015

» 29,784

O 23,700» 21,609

» 33,276

» 38,229

Mais dans ce nombre il y a tout au plus 2 à 5000 quintaux de fil anglais des numéros lesplus fins ; le reste de limportation concerne des étoffes de coton , qui ont transité en partie parla Suisse, en partie ont passé dans son commerce ou dans sa consommation intérieure. (*)

(') Cette importation des marchandises étrangères de coton nest pas aussi à déplorer quelle peut le pa-raître au premier coup dœil; ces marchandises étrangères de coton sont principalement des piqués an-glais et des indiennes françaises; les premiers ne se trouvent pas toutefois en très-grande quantité. Ilest difficile dindiquer le motif pour lequel ces étoffes ne peuvent pas être aussi bien fabriquées en Suisse;mais il est vrai que des piqués de ce genre nont pu être fabriqués en Suisse avec la même perfec-tion. Yu létat dans lequel se trouvent nos teintureries et nos imprimeries détoffes, les indiennespourraient être faites en Suisse aussi bien quen France. Si donc nos établissements manufacturiers pré-fèrent travailler pour le commerce dexportation plutôt que pour la consommation intérieure, cela sefait parce quà létranger ils vendent à des prix plus élevés. Or, la Suisse gagnerait-elle quelquechose à ce que le prix de ces étoffes fût renchéri par des droits dimportation, afin que ces établisse-ments préférassent le débit intérieur au commerce dexportation? Jen doute; la Suisse paierait plus cherses propres besoins et le seul profit quelle ferait, serait que quelques établissements suisses acquerraientun commerce plus facile: un écoulement à proximité au lieu de lavoir dans le lointain; mais limporta-tion des étoiles de coton ne disparaîtrait pas entièrement pour ce motif, puisque lautre sexe notam-ment, qui shabille en majeure partie détoffes de coton, préfère fréquemment celles qui vienneut de lé-tranger, précisément parce quelles sont étrangères, lors même quelles seraient moins solides ou moins belles.