de l’Association douanière, et celui de l’Autriche est avec celui de l’Association douanière dans lerapport de 19 è 41.
Ce résultat est extrêmement surprenant et propre à ébranler essentiellement la croyance assezrépandue que la France doit uniquement à son système prohibitif sa puissante industrie cotonnière,puisqu’il est prouvé ici par des chiffres irréfutables que la Suisse, sous l’empire du système de laliberté du commerce, a acquis une industrie cotonnière proportionnellement plus forte. Enfin, sil’on compare encore la fabrication du fil ouvré dans le pays avec celui qui est ouvré à l’étranger,il en résultera :
que la trame a besoin chaque année de 70,000 kilogrammes de fil étranger des numéros lesplus fins, et qu’elle exporte 30,000 kilogrammes de fil de plus qu’elle n’en im-porte (toutefois il n’est pas tenu compte de la contrebande qui se fait avec lefin fil anglais) ;
que l 'Autriche manufacture 4 / 5 de fil filé dans le pays et seulement V s de fil étranger ;que l 'Association douanière, au contraire, ne manufacture que V 3 de fil indigène et % de fil étranger ;que la Suisse, enfin, n’a importé que 1,539 quintaux de fil étranger, mais qu’en revancheelle a exporté 12,606 quintaux de fil ; par conséquent, avec son système de libertédu commerce, elle est tout aussi indépendante de la production du fil étranger, sice n’est môme plus indépendante, que la France avec son système prohibitif. — Cefait mérite certainement d'être.pris aussi en sérieuse considération.
Que l’on parte de quelque point de vue que l’on voudra, il résultera indubitablement de tousces rapprochements que les résultats de l’industrie cotonnière en Suisse, sous l’empire de la libertédu commerce, sont au moins aussi favorables que le sont ceux qui ont été obtenus par d’autresÉtats qui ont mis en vigueur le système prohibitif et des droits protecteurs.
b. Industrie géricieole.
Les résultats du système de la liberté commerciale se présentent sous un aspect encore bienplus favorable dans l'industrie séricicole que dans l’industrie cotonnière, car on peut admettre, euce qui concerne la première, que dans aucun Etat de l’Europe cette branche d’industrie ne pros-père mieux et ne porte proportionnellement plus de fruits qu’en Suisse.
En Autriche l’exportation de la matière brute est très-considérable (').
C‘) Voir Becher. Essais, page 38, 49 et 67.