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Il y a cinquante ans , on trouvait dans peu de maisons bourgeoises des canapés rembourrés ;aujourd’hui il y en a dans un grand nombre de maisons rurales.
Le citoyen môme le plus pauvre va rarement nu-pieds. Dans la vie journalière, et notammentdans les fêtes — quelle est la nation qui ait des fêtes aussi nombreuses et aussi variées que laSuisse? — bien des citoyens ne se contentent plus des vins indigènes; ce qui explique la forteimportation des vins étrangers.
Examinons aussi la fortune des particuliers. Vers la lin du quinzième siècle, des citoyens qui
Je ne suis pas en mesure d’évaluer la moyenne du mouvement commercial de la Suis.it' pendant ces5 années, faute de documents relatifs à la matière; mais on peut déterminer d’une manière approxi-mative du moins le mouvement commercial de la Suisse avec l’étranger pendant l’année 1810.
Le mouvement commercial de la Suisse en 1840 a été:
1° avec la France . . fr. de Fr. 160,911,501 (*)
2" avec l’Association douanière „ „ 161,781,070 (**)
3 U avec l’Autriche . . „ „ 50,049,246 (***)
Total: fr. de Fr. 372,741,817 soit 143,362,237 H. monnaie de convention.
Il faut encore ajouter:
a. le commerce de transit avec l’Autriche, que j’ai porté
plus haut pour l’année 1845 à . . . . 22,215,656 „ „ „
b. le commerce entre la Suisse et la Sardaigne, que leministère du commerce en France, (f) je ne sais à quellesource il a puisé ces données, évalue à 28 millions de
fr. de Fr., soit approximativement . . . 10,500,000 „ „ ,,
Total: 176,077,893 llor. monnaie de couvent,ou 475,802,522 fr. de Fr.
Sur une population de 2,200,000 âmes, un mouvement commercial annuel de 176 millions deflorins donne pour résultat 80 florins par tête. Ce calcul concorde assez bien avec celui de Franscmi,qui évalue (Nuova Statistica, p. 260) à 450,000,000 de fr. de Fr. le commerce de la Suisse avecl’étranger, ainsi 190 à 195 fr. de Fr. par tête.
Le commerce de la Belgique est évalué à 430 millions de fr. de Fr., ce qui fait 107 fr. de Fr.par tête de la population.
On voit clairement par ces données que, relativement à l’activité du commerce avec l’étranger, laSuisse n’a certainement pas à craindre un parallèle entre sa position et celle d’autres Etats qui pos-sèdent des droits dits protecteurs.
Il est vrai que les choses changent d’aspect lorsqu’on se place au point de vue tiscal des re-cettes publiques.
( ¥ ) Voir mon F.xposé du mouvement commercial avec la France.
Voir mon ouvrage sur le mouvement commercial entre La Suisse et les États de l’Association douanière alle-mande.
(***) Voir plus haut.
(4") ^°ir Documents sur le commerce extérieur. Juillet et Août 1846 1 N® $42.