MAC
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l'empereur Alexandre et le roi de Prusse.Vous avez ajouté un nouveau lustre à lagloire de vos aigles; vous avez montrétout ce dont est capable le sang français.La bataille de Lutzen sera mise au-des-sus des batailles d’Austerlitz, d’Iéna, deFriedland et de la Moscowa.
(Proclamation du 3 mai 1813.)
MACDONALD,
Maréchal d’empire , duc de Tarente.
Napoléon disait le 11 avril 1814 :
Macdonald est un brave et loyal guer-rier. Ce n’est que dans ces dernières cir-constances que j’ai pu apprécier toute lanoblesse de son caractère. Scs liaisonsavec Moreau m’avaient donné des pré-ventions contre lui; mais je lui faisaisinjure, et je regrette bien de ne l’avoirpas mieux connu. {Mémoires de Bausset. )
Le maréchal Macdonald avait eu à se plain-dre de Moreau dans la campagne de 1199,et, lorsque Moreau fut mis en jugement,il se déclara hautement son partisan et sonami. Cette conduite lui valut une sorte dedisgrâce qui dura plusieurs années ; et néan-moins , lors des malheurs de 1814, il se mon-tra tout dévoué à Napoléon. L’homme qui ade pareils souvenirs doit en être plus fierque d’avoir été nommé maréchal d’empiresur le champ de bataille de Wagram.
MACHIAVEL.
Tacite a fait des romans; Gibbon estun clabaudeur ; Machiavel est le seul livrequ’on puisse lire.
(De Pradt, Ambassade de Varsovie . )
Napoléon, commentant à Sainte-Hélènel ’Ambassade de Varsovie, a écrit au sujet del’opinion que nous venons de rapporter :« Le fait est faux. Jamais propos semblablen’est échappé à l’Empereur. » D’où vientdonc que malgré la dénégation de Napoléonnous avons rapporté le propos qu’on luiprête? Serait-ce que nous n’ajoutons aucunefoi à sa parole? ou bien , que celle de M'. dePradt nous inspire plus de confiance? Enthèse générale, tout au contraire. Mais pourle fait particulier dont il s’agit, et d’après
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les circonstances au milieu desquelles M. dePradt l’a présenté, nous avons été amené àpenser fermement que, pour cette fois, Na-poléon devait avoir été mal servi par sessouvenirs.
Napoléon, sous le consulat, ayant un jourdemandé, en badinant, à Joséphine quelsétaient ses défauts : « Toi, lui dit-elle, tu esindiscret et bavard. » Ce mot ne nous semblepas tout à fait exact; car Napoléon, commetous les hommes nés pour les grandes affai-res , savait fort bien garder ses secrets, et nedisait que ce qu’il voulait dire ; mais souvent,par forfanterie, il émettait des opinions d’unemoralité douteuse, lorsqu’elles lui parais-saient annoncer de la décision et de la force.
MACHINE INFERNALE.
Le 24 décembre 1800, un tonneau remplide poudre, de balles et de mitraille, éclatadans la rue Saint-Nicaise, à Paris, dans lasoirée, au moment où Bonaparte, premierconsul, venait de passer, se rendant àl’Opéra : c’est cet événement que l’on ap-pelle l’explosion de la machine infernale.Napoléon, au premier moment, crut debonne foi que les auteurs de cet attentatétaient les jacobins, les septembriseurs; maisil ne tarda pas à savoir positivement quecette tentative d’assassinat était l’œuvre desroyalistes. Cependant il n’en persista pasmoins à l’imputer aux premiers, et, parsuite, cent trente individus appartenant àl’opinion républicaine exaltée furent con-damnés à la déportation. — Nous donnonsici plusieurs jugements émis par Napoléon àce sujet, et qui, nous aimons à le croire,durent être émis dans les premiers momentsqui suivirent l’attentat.
Quels sont les auteurs de la machine infernale.
k II n’y a là dedans, dit le premierconsul, ni nobles, ni chouans, ni prê-tres. Ce sont des septembriseurs, desscélérats couverts de crimes qui sont enconspiration permanente, en révolte ou-verte, en bataillon carré contre tous lesgouvernements qui se sont succédé. Cesont des artisans renforcés, des peintres,des hommes qui ont l’imagination ar-dente, un peu plus d’instruction que lepeuple, qui vivent avec lui et qui ont de