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à faire des sacrifices parce qu’il protègesa patrie et son semblable? Ils ne faisaientrien et n’étaient utiles à personne. Malteavait pour sa défense huit ou neuf centschevaliers peu propres à faire la guerre,divisés entre eux comme les mœurs et lesintérêts des nations auxquelles ils apparte-naient; quinze à dix-huit cents hommes demauvaises troupes : Italiens, Allemands,Français, Espagnols, la plupart déserteursou aventuriers, qui voyaient avec une se-crète joie l’occasion d’attacher leur desti-née au plus grand nom militaire de l’Eu-rope ; et huit à neuf cents hommes demilice. Ces miliciens, fiers comme tousles insulaires, étaient depuis longtempsblessés de l’arrogance et de la supérioritéqu’affectaient les nobles chevaliers. Ils seplaignaient d’être étrangers dans leur pays,éloignés de toutes les places honorifiqueset lucratives. Ils n’étaient point affection-nés à l’ordre. Ils voyaient dans les Fran-çais les défenseurs de leurs droits. Leservice des milices même était depuis long-temps négligé, parce que depuis longtempsl’ordre ne craignait plus l'invasion des *Turcs, et qu’il redoutait au contraire laprépondérance des naturels. Si les forti-fications, les moyens matériels de résis-tance étaient immenses, les ressorts mo-raux les rendaient nuis. La capitulationde Mantoue, le traitement honorable qu’a-vait reçu Wurmser, étaient présents à tousles esprits. Si l’heure de capituler étaitarrivée, on préférait se rendre à un guer-rier qui avait donné une grande idée de lagénérosité de son caractère. La ville deMalte ne pouvait, ne voulait, ne devaitpas se défendre. Elle ne pouvait résisterà vingt-quatre heures de bombardement.Napoléon s’assura qu’il pouvait oser, et
il OSa! (Mémoires dictés au général Bertrand.)
MAMELUK.
Individuellement, il n’est pas de cava-lier supérieur ou peut-être égal au mame-luk; mais ils ne peuvent agir en corps.
(O’Méara.)
—... Un mameluk était plus fort qu’unFrançais; il était plus exercé et mieuxmonté. Cent mameluks se battaient avecprobabilité de succès contre cent cavaliersfrançais ; mais dans une rencontre de deuxcorps d’un nombre supérieur à deux centschevaux, la probabilité était pour les Fran-çais. Les mameluks se battent sans ordre.
(Mémoires dictés au général Bertrand. )
MANDAT.
Du mandat d’amener et du mandat d’arrêt.
Pointd’inconvénients d’accorder le man-dat d’amener aux officiers de gendarme-rie dans les cas de nécessité; mais lemandat d’arrêt ne doit être lancé que pardes juges. (Procès-verbaux du conseil d'état.)
MANFREDINI (le marquis df.),Gouverneur de la principauté de Salzbourg à la paixde Lunéville jusqu’en 1805.
Manfredini, majordome et premier mi-nistre du grand-duc de Florence, avaitété précepteur de ce prince, ainsi que del’archiduc Charles; il était de Padoue,dans l’état de Venise; il était propriétairedu régiment autrichien de Manfredini.C’était un homme éclairé, qui était aussiprès de toutes les idées philosophiquesde la révolution qu’il était éloigné de leursexcès; il avait constamment résisté auxprétentions de la cour de Rome, qui,après la mort de Léopold, avait cherchéà faire revenir sur les actes de ce prince.C’était un homme d’un sens droit, géné-ralement estimé, qui avait d’ailleurs unsecret penchant pour l’indépendance del'Italie. (Mémoires de Napoléon.)
MANGER.
Napoléon répétait souvent qu’on peutsouffrir de trop manger, jamais d’avoirmangé trop peu. (Mémorial.)
— Quelque peu de nourriture que l’onprenne à dîner, on en prend toujours trop.
(Mémoires de Bausset. )
MANTOUE.
Sur la force de Mantoue.
Mantoue n’est pas fort par l'art, mais