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seulement par sa position; il n’y arien oupeu de chose à détruire, et que les enne-mis auraient rétabli en peu de temps etavec très-peu de travail.
Ayant un équipage de siège en Italie,nous prendrons Mantoue, tant que nousvoudrons, dans vingt jours de tranchée...
Pendant le blocus, nous fevons, avecsept mille hommes, bloqué vingt millehommes : vous voyez donc que cette placen’est pas aussi essentielle qu’on se l’ima-gine; mais j’avais un seul avantage, c’estque l’équipage de siège de l’ennemi étaitfort loin. (C. I. Lettre au Directoire, du 11floréal an v — 30 avril 1797.)
— Que doit faire une armée française qui assiègeMantoue?
Une armée française qui assiège Man-touc, indépendamment du corps d’obser-vation qui est sur l’Adige et sur Monte-baldo, doit avoir des avant-postes sur lesbords de la Molinella et du Tartaro ; cou-vrir ses ponts par des ouvrages, ayantdes fossés pleins d’eau et des inondations.Avec peu de travail, les chaussées deLegnago à Mantoue, et tout le pays de-puis le Pô jusqu’à Roverbella, peuventêtre rendus impraticables par le moyendes eaux. (Mémoires de Napoléon.)
— C’est dans Mantoue que Napoléona pris Malte. Voyez Malte.
MANUFACTURES.
Sur les manufactures royales.
L’intérêt de ceux qui dirigent nos ma-nufactures royales est de conserver leursplaces. Tous leurs soins, tous leurs ef-forts ne tendent qu’à cela... Entre lesmains d’un bon fabricant, les résultatsseraient incontestablement meilleurs.
( Le Consulat et l’Empire, )
MARCHE.
Marche d’une armée.
11 est bon que les corps d’armée nesoient pas égaux entre eux, qu’il y en aitde quatre divisions, de deux. Il faut au
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moins cinq corps d’armée d’infanterie dansune grande armée...
Les distances que les corps d’arméedoivent mettre entre eux dans les marchesdépendent des localités, des circonstanceset du but qu’on se propose : ou le terrainest praticable partout, et alors pourquoimarcher sur un front de dix à douzelieues? ou il n’est praticable que sur uncertain nombre de chaussées ou de che-mins vicinaux, et alors.on reçoit la loides localités. ( Mémoires de Napoléon.)
— II faut marcher, si l’on craint lacavalerie, en colonnes, à distance de pe-loton, afin de pouvoir former le batailloncarré par peloton à droite et à gauche enbataille. (Ibid.)
— Le plus souvent il doit y avoir uneavant-garde, où doit se trouver le géné-ral en chef, pour de là diriger les mou-vements de son armée. Il faut à l’avant-garde de la cavalerie légère, de la grossecavalerie, des corps d'infanterie d’élite,et une quantité suffisante d’artillerie, afinde pouvoir manœuvrer, contenir l’ennemi,donner le temps à l’armée d’arriver, auxbagages, aux parcs de filer. (Ibid.)
— Il est des cas où une armée doit mar-cher sur une seule colonne, et il en est oùelle doit marcher sur plusieurs. (Ibid.)
— Ne faites pas de marche de flancdevant une armée en position, surtoutlorsqu’elle occupe les hauteurs au pieddesquelles vous devez défiler. (Ibid.)
—■ De la marche d’une armée d’invasion.
Une armée qui marche à la conquêted’un pays a ses deux ailes appuyées à despays neutres ou à de grands obstaclesnaturels, soit à de grands fleuves, soit àdes chaînes de montagnes, ou elle n’en aqu’une, ou point du tout. Dans le pre-mier cas, elle n’a plus qu’à veiller à n’êtrepoint percée sur son front. Dans le secondcas, elle doit s’appuyer à l’aile soutenue.Dans le troisième cas, elle doit tenir sesdivers corps bien appuyés sur son centre,