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MARIE LOUISE DE LORRAINE,
Mariée à l’empereur François II en 1808.
EUc a de l’adresse, et assez pour em-barrasser son mari, qui avait acquis lacertitude quelle en faisait peu de cas.
Sa figure était agréable, piquante, avaitquelque chose de tout particulier; c’étaitune jolie petite religieuse. ( Mémorial. )
M AR1ENTH AL.
Marienthal (bataille de). Voyez Tu-
RENNE.
MARINE.
Comment la France pourra avoir une marine.
La république n’aura jamais de marinetant que l’on ne refera pas toutes les loismaritimes. Un liamac mal placé, unegargousse négligée, perdent toute uneescadre. Il faut proscrire les jurys, lesconseils, les assemblées à bord d’un vais-seau ; il ne doit y avoir qu’une autorité,celle du capitaine, qui doit être plus abso-lue que celle des consuls dans les arméesromaines.
Si nous n’avons pas eu un succès surmer, ce n’est ni faute d’hommes capables,ni de matériel, ni d’argent, mais fautede bonnes lois. Si l’on continue à laissersubsister la même organisation maritime,mieux vaut-il fermer nos ports ; c’est yjeter notre argent.
. (Œuvres de Napoléon. Lettre au Directoire , du
1 er messidor an Vil — 19 juin 17 99. )
— Causes du peu de succès de nos expéditionssur mer.
Toutes les expéditions sur mer qui ontété entreprises depuis que je suis à la têtedu gouvernement ont manqué, parce queles amiraux voient double et ont trouvé,je ne sais où, qu’On peut faire la guerresans courir aucune chance.
(Correspondance de Napoléon. Lettre du 27fructidor an xn — 14 septembre 1804.)
— Recrutement de la marine.
Dans la discussion d’un projet d’organisa-tion d’ouvriers de la marine, le premier con-
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sul développa sur la marine des idées tout àfait neuves.
Suivant Napoléon, le ministre l’étaitnon-seulement de la marine militaire,mais en général de la marine nationale.On avait des bois, des fers, des chanvres,on ne construisait pas; on n’avait pasd’ouvriers. Le commerce en manquait.Un charpentier de l’intérieur n’irait pas delui-même dans les ports ; il fallait doncpour l'état, pour le commerce, pousserles ouvriers vers les côtes.
Il convenait d’avoir pour chaque vais-seau de l’état des corps de matelots enré-gimentés et fixes comme dans l’armée deterre. Des officiers, des matelots rassem-blés isolément, sans liaison, sans rapports,ne se corin Jssant pas, ne formaient au-cun ensemble sur un vaisseau. Pour lecommander ainsi monté , il fallait unhomme immense, et il y ern avait peu. Cen’était pas le capitaine qui commandait,c’étaient les lieutenant, aspirants, ensei-gnes, contre-maître. Que pouvait faire uncapitaine qui ne connaissait pas les qua-lités des hommes à ses ordres? La con-scription pour la marine devait commencerà dix ou douze ans et les hommes servirtoute leur vie. Il fallait un corps de douzemille hommes. Quant aux difficultés, ilfallait bannir l’idéologie et savoir tirerparti des hommes. C’était d’ailleurs unebelle carrière. Pour ne pas déranger l’or-dre établi sur les côtes, on lèverait deshommes dans l’intérieur, au moins cinqmille. En Angleterre on ne faisait pas, di-sait-on, ainsi ; mais il y avait une grandedifférence; L’Angleterre avait une étenduede côtes qui lui fournissaient beaucoup dematelots. La France * au contraire, avaitpeu de côtes et un ventre considérable;Sous ce rapport, la nature l’avait maltrai-tée. Elle avait acquis une forte populationet peu de côtes. Si celles d’Espagne étaientfrançaises ou animées du même esprit !Mais elles ne devaient compter que pourzéro. Il fallait donc en France que la lé-gislation suppléât à la iiature, et donnât